• MARCHER, PAPOTER : le résumé

    Chapelles, églises, œcuménisme, au programme des sorties du "marcher, papoter" ...

     

    Notre Dame de la Roquette et les légendes du Rocher

    Hautes parois verticales sombres et fracturées, arbres centenaires au milieu d’un chaos de roches énormes, les murs d’un monastère, les traces d’un château, un « Saint Trou », un puits, deux chapelles, trois croix au sommet du Rocher et des légendes…Un lieu mystique fréquenté durant des siècles par un grand nombre de croyants. Le Rocher de Roquebrune serait-il la troisième montagne qui se serait fendue à l’instant précis de la mort de Jésus ? Certains l’ont pensé et en ont fait un petit « Golgotha ».

    MARCHER, PAPOTER : le résumé  

    Tout commence au XIIème siècle, la légende rapportée de ce Haut-Moyen-âge nous apprend qu’une belle jeune fille vierge vivant en ermite dans un abri sous roche, dût escalader un éboulis pour échapper aux ardeurs d’un jeune seigneur venu chasser en ces lieux. Arrivée en haut des énormes blocs de roche, elle se glissa dans un trou qui se rétrécit aussitôt après son passage arrêtant ainsi son poursuivant. Le chasseur ne s’avouant pas vaincu contourna l’éboulis, pénétrant ainsi au cœur du Rocher et là, dans une immense caverne il trouva le corps sans vie de la jeune fille. Est-ce lui qui fit construire cette jolie petite chapelle troglodyte au fond de l’entaille ? Cette chapelle apparait dans les écrits comme ayant été construite en 1113 et consacrée l’année suivante sous le vocable de Notre Dame de Rochetaille. Mais nous n’en savons pas plus ! Au XVIIème siècle, ce sont les moines Trinitaires installés au pied du Rocher qui ajoutèrent l’adjectif « Saint » à ce trou devenu légendaire.

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    L’ordre des Trinitaires, ordre mendiant fondé en 1194 par le français Jean de Matha s’occupait du rachat des chrétiens captifs des musulmans en Terre Sainte et du salut de leur âme. Que venaient faire ces moines à Roquebrune ?

    C’est le seigneur du Muy qui les y avait installés en 1652, les chargeant de veiller au maintien de l’église Notre Dame des Spasmes, église construite à côté du Castrum de Roquéta, Castrum en ruine dont il venait d’hériter. Espérant par cet acte gagner ses « indulgences », il demanda aux moines de prier aussi chaque jour pour le salut de son âme en contrepartie de dons qui leur permirent  la construction d’un monastère confortable, l’agrandissement de l’église Notre Dame des Spasmes, la rénovation de la petite chapelle troglodyte qu’il dédièrent alors à Saint Jean leur fondateur, et la pose des trois croix au sommet du Rocher pour en faire un petit « Golgotha ». Durant presque cent ans les moines entretinrent en ces lieux une atmosphère où superstition et religion s’entremêlaient pour la plus grande satisfaction des chrétiens du voisinage.  Notre Dame des Spasmes a joué le rôle de « sanctuaire à répits », cérémonies qui permettaient de baptiser un enfant mort-né afin de lui éviter une éternité en Purgatoire. Passer le « Saint Trou » aurait permis aux femmes stériles de pouvoir enfanter. Prier en procession devait amener la pluie et permettre une bonne récolte…

    MARCHER, PAPOTER : le résumé

     

    La révolution mit un terme à ces débordements mystiques, l’ensemble confisqué par l’Etat fut vendu. Le monastère, le castrum et ses terres devinrent un domaine agricole. L’église et la chapelle troglodytitique rachetées par la commune du Muy furent restituées à la religion. Rebaptisée Notre Dame de la Roquette, l’édifice rénové et embelli connut encore de belles cérémonies, mariages, communions, fêtes de « Romérage » jusqu’en 1985 où le feu et les saccageurs s’unirent pour la dévaster ; malgré les bonnes volontés elle fut définitivement abandonnée en 1994, son mobilier et ses statues transportés à l’église du Muy dont elle dépendait. Les trois croix arrachées par une violente tempête dans les années soixante furent remplacées en 1991 par trois sculptures de Bernard Venet. Quand à la petite chapelle Saint Jean, discrète, elle vieillit tout doucement au cœur du rocher émerveillant qui ose s’aventurer dans la faille où elle demeure ; respectons-la elle a peut-être été édifiée pour le repos d’une âme pure ! 

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  • Commentaires

    1
    Ghislaine
    Lundi 23 Mai 2016 à 15:01

    Quelle belle balade dans cette magnifique forêt un peu mystique ! Quelle histoire fascinante. Merci Jeannine.

    Ghislaine

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